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Stats L1 - MPG

Casoni : du miracle éviannais aux 4 limogeages successifs

8 Novembre 2016 , Rédigé par Tchang Papadopoulos Publié dans #Hors-Jeu

Bernard Casoni doit beaucoup à l'ETG, sa légitimité d'entraineur y est né après une prestigieuse carrière de joueur à l'Olympique de Marseille. La suite s'est avérée plus compliquée. Appelé à jouer les pompiers de service en France, il n'a jamais retrouvé la réussite de ses années savoyardes. Pas plus à l'étranger où, dans des clubs à ambition, il n'a jamais fait long feu... D'Evian à Lorient, retour sur la carrière de Bernard Casoni.

FC Videoton

 

10 juin 2015, Bernard prend la direction de la Hongrie et rejoint le champion en titre, le Videoton FC. Un challenge excitant, le club participant aux tours préliminaires de Ligue des Champions ! L'aventure y commencera bien difficilement, le club passant le deuxième tour aux tirs aux buts face aux terribles gallois de New Saints. Sorti au tour suivant par le BATE Borisov, leur élimination n'a donc finalement rien de surprenant !

 

Défait par les biélorusses, le club enchaine par 2 défaites en championnat, fatales à Bernard, évincé dès le 19 août. Son bilan ? 10 matchs officiels, 2 victoires, 2 nuls et 6 défaites (dont 4 en 5 journées de championnat, pas mal pour un champion en titre !). Trois défaites consécutives, ce n'était pas arrivé depuis octobre 2007 au club ! Il avait alors fini cinquième. Heureusement, en 2015-16, confié au Hongrois Ferenc Horvath, le club s'en sortira à la deuxième place. Loïc Négo, arrivé onze jours après l'éviction de Casoni confiera à propos du hongrois : « C’est la première fois de toute ma carrière où je vois un club aussi heureux avec un coach. » Casoni, vite parti, vite oublié.

6, comme le nombre de semaines passées au club.

6, comme le nombre de semaines passées au club.

Valenciennes FC

 

17 juillet 2014, après 8 saisons dans l'élite, le VAFC débute en Ligue 2. En plein marasme économique et sportif, Bernard est choisi par Jean-Louis Borloo pour remettre sur pied le club nordiste. Un défi de taille, à 2 semaines et demi de la reprise, il prend en main un effectif composé de 15 éléments, attendant alors pas moins de 6 à 8 renforts pour constituer un effectif compétitif.

 

Capitaine Courage engagé dans un sacré bourbier, ses propos sont accueillis avec compréhension quand il déclare que son équipe, en déficit de foncier et sans repères tactiques, peut très bien terminer le mois d'août avec 0 point.

 

Dix-neuvième avec 4 points au terme de ce mois d'août, les résultats sont donc positifs ! Le bilan entre septembre et décembre est même bon : sur 13 rencontres de Ligue 2, les valenciennois s'en tirent avec 6 victoires, 1 nul et 6 défaites, de quoi remonter jusqu'à la 9ème place ! L'apogée de la saison avant la série fatale. Si l'année 2015 commence par une belle victoire en trente-deuxièmes de Coupe de France face à Nice, le club ne connaîtra plus la victoire sur les mois de janvier et février. En avant-match de la rencontre de Coupe, Fabrice Abriel s'y fait trahir par les micros de France Télé lorsqu'il blague avec ses anciens coéquipiers sur l'inexistence de fonds de jeu dans le Nord...

 

Avec 1 seul point pris en 7 journées et dans une position de relégable, Casoni est démis de ses fonctions le 24 février 2015. Le Frapper, son successeur, a alors pour mission de remettre les jeunes au centre du projet et de ramener un semblant de jeu au Hainault pour maintenir le club.

Le match de la peur (17ème vs 16ème), perdu et fatal à BC

AJ Auxerre

 

3 décembre 2012, après 32 saisons en Ligue 1, l'AJA se morfond en Ligue 2. Eliminée de toutes coupes, seizième, c'en est fini pour Jean-Guy Wallemme. Bernard Casoni n'arrive pas là « pour inventer le football », sa mission est simple : sauver les meubles. Et l'alchimie prend plutôt bien avec 4 succès en février 2013. Avec un Yaya Sanogo qui claque un quadruplé à Laval (victoire 4-5) puis un triplé le WE suivant face à Tours (victoire 3-2) avant que Ntep colle un doublé face à Istres pour un pas vilain 3-0. Car Casoni prend un effectif, avec le recul, plutôt sympa sur le papier et très prometteur, composé des jeunes Christopher Jullien, Willy Boly, Sébastien Haller, Paul-Georges Ntep, Yaya Sanogo accompagnés des plus expérimentés Sorin, Hengbart, Adama Coulibaly, Oliech, Le Tallec ou autre Olivier Kapo ! Il mène ainsi le club à une honnête neuvième place.

 

En août 2013, le seul horizon de l'AJA et de son nouveau président Guy Cotret est le maintien. Bernard Casoni doit composer avec un budget en constante diminution. De 40M€ lors de la dernière année en Ligue 1, il n'était plus que de 21M€ en 2012-13 avec comme objectif de tendre vers les 14M€... Jusqu'en janvier 2014, le plan se passe comme prévu, le club végète entre la 13ème et la 10ème place. Il est alors porté par Ntep (10 apparitions, 7 titularisations, 5 buts, 1 passe décisive), vendu pour 5M€ en janvier au SRFC. Coïncidence avec la perte de vitesse du club ? Sans aucun doute ! En février, l'édifice s'écroule, l'AJA tombe 17ème et une série de 5 matchs sans victoire sonne le glas de l'expérience bourguignonne de Casoni.

 

Casoni, un père pour Ntep, qui lui a fait passer un cap, celui de "gamin à jeune homme".

 

Jean-Luc Vannuchi se distinguera dès son premier match avec une victoire 2-0 à Créteil. Avec les mêmes joueurs, il apporte une évolution tactique victorieuse et soulignée par ses joueurs, Alassane Pléa : « Sur le terrain, on se sentait solide. On n'a pas été fébrile. On a été constant pendant 90 minutes, c'est un pas en avant. », Adama Coulibaly, « le point positif, c'est qu'on défend tous ensemble. » Fini le pressing haut et tout terrain de Casoni, place à un bloc bien organisé et à des attaques rapides et directes vers l'avant. Vannuchi vivra quand même un parcours laborieux, laissant le club à la 16ème place après de dangereux passages à la 18ème position.

Plat du pied - sécurité

Club africain

 

2 juillet 2012, Bernard Casoni est intronisé par le nouveau président Slim Riahi qui a de sérieuses ambitions : remporter le championnat. Il prend le club en cours de saison, la saison s'étalant de novembre 2011 à septembre 2012. Sur les 7 matchs qu'il dirige, il totalise 2 victoires, 4 nuls et 1 défaite. Il est limogé avant même le début de la nouvelle saison, suscitant son incompréhension, lui qui avait vécu la fin de saison précédente comme préparation du nouvel exercice...

Evian TG

 

Le miracle ! La montée de National en Ligue 1, ponctuée de 2 titres de champion, c'est lui ! Un qui était abasourdi aussi, c'était Stéphane Paille, co-leader de National lorsqu'il est éjecté au profit de Bernard. Se basant sur les solides fondations déjà établies, il s'appuiera sur un même noyau (Nicolas Goussé, Cédric Barbosa, Aldo Angoula, Bertrand Laquait, Cédric Cambon, Kévin Berigaud) au cours de ces deux promotions et n'hésitera pas à faire appel à des joueurs d'expérience et des paris étrangers (Christian Poulsen, une de ses grandes réussites, Saber Khelifa...) pour se renforcer. Ainsi, lors de l'accession en Ligue 2 arrivent Claudio Caçapa, Olivier Sorlin, Quentin Westberg puis viennent pour la Ligue 1 Sydney Govou, Jérôme Leroy, Fabrice Ehret...

 

Des dissensions en interne avec dirigeants, Pascal Dupraz (à l'époque directeur sportif) et même joueurs (Jérôme Leroy) amèneront à une rupture prématurée de son contrat en janvier 2011.

"Bertrand Laquet"

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Jérôme Vigneron 09/12/2016 11:44

Slt,
Je ne connaissais pas cet entraîneur, mais d’après ce que j’ai pu lire dans ton article, sa carrière en tant que technicien n’est pas terrible. Même s’il a permis à l’ETG de monter en Ligue 1, la suite de son histoire est moins glorieuse.