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Stats L1 - MPG

Portrait joueur #22 : Jean-Victor Makengo, nouveau N'Golo ?

10 Juin 2017 , Rédigé par Tchang Papadopoulos Publié dans #Portrait joueur

Jean-Victor Makengo marche-t-il sur les traces d'un autre crack malherbiste, Thomas Lemar ? Si son profil s'assimile à celui de Kanté, sa trajectoire rappelle celle de Lemar, parti vers une belle écurie sans jamais n'avoir vraiment donné la pleine mesure de son talent en Normandie avec l'équipe Une. Débauché par Nice, Jean-Victor n'a ainsi foulé qu'à 27 reprises les pelouses de Ligue 1 avec son club formateur.

 

Barré par trois "anciens"...

 

Le 26 octobre 2016, son aventure avec les pro' semblait pourtant enfin prendre son envol. Titulaire lors des seizièmes de finale de la Coupe de la Ligue au sein d'une équipe B, Makengo tente de secouer ses troupes d'un joli mais insuffisant doublé, le SMC s'inclinant 4-2 à Marcel-Picot. Si l'aventure en coupe se clôt, elle lance sa saison en Ligue 1. Trois jours plus tard, il est aligné pour son premier match de la saison en championnat à... Nancy. Pour une nouvelle défaite, 2-0. Il y en a un que la relégation des lorrains n'a pas dû beaucoup chagriner... La semaine suivante, il se distingue face à son futur employeur qui vient s'incliner 1-0 à d'Ornano. Le jeune international y met en avant son abattage, sa puissance et sa capacité à conserver ou ressortir proprement le ballon. Troisième titularisation consécutive au Vélodrome, acteur d'un match où aucune frappe cadrée n'est à signaler à la 72ème minute de jeu, quand il est sorti pour le vétéran Malbranque. C'est donc du banc qu'il vivra le tristoune premier succès de Rudy Garcia à l'OM, offert par Rolando.

Mais il y a un hic, outre le fait que le SMC connaît une saison galère qui n'incite pas lancer des minots (Makengo fêtera ses 19 ans le 12 juin) à des postes clés, aussi talentueux soient-ils, l'organisation de Garande offre peu de place, numériquement, aux milieux de terrain. Avec sa défense à 5, le coach peut opter pour un 5-3-2, lui permettant d'intégrer un récupérateur (Seube, Diomandé ou, du coup, Makengo) aux côtés du régulier Delaplace et de l'artiste Féret, système défensif bien utile face aux « gros » du championnat ou à l'extérieur.

 

Dans une configuration plus joueuse, ce 5-3-2 peut basculer en 5-2-3 ou 5-4-1 avec l'apparition d'un autre jeunot formé à la maison, Karamoh, qui vient épauler les deux piliers de l'attaque, Rodelin et Santini. C'est le cas le 26 novembre pour la réception de Guingamp où Makengo prend place sur le banc pour cette rencontre décisive, le SMC n'ayant qu'un point d'avance sur le premier barragiste. La semaine qui suit, à l'extérieur à Lille, Garande présente son 5-3-2... qui ne l'empêche pas de prendre l'eau. Un revers cinglant, 4-2, qui sonnera l'avènement du « 5-2-3 », conforté par un nul à Dijon et une précieuse victoire à Metz. Vous vous en doutez, la conséquence s'est directement ressentie sur le temps de jeu de Jean-Victor, quatrième choix, pour deux places dans l'entrejeu donc, derrière Féret, Delaplace et Seube.

Si même à l'entraînement ils ne sont pas associés...

Si même à l'entraînement ils ne sont pas associés...

... depuis la saison dernière

 

Ce fut déjà le cas l'exercice dernier où le milieu s'articulait autour de ce trident. Il avait bénéficié de la perte de vitesse des Normands, deuxième après 15 journées avant d’enchaîner 6 matchs sans victoire pour reléguer Delaplace sur le banc, honorant la première titularisation de sa carrière en Ligue 1 à 17 ans lors de la réception de l'OM. S'il n'avait pas suffi à renverser la tendance (défaite 1-3), ses supporters l'avaient élus MVP, côté caennais, du match. Statistiquement, il s'était notamment distingué par un taux de passes réussies (95%) nettement supérieur à ses coéquipiers, pour la plupart sous les 70%. La blessure à la gaine du tendon de ce même Delaplace lui avait permis d'enchaîner 5 titularisations entre la J21 et la J26 pour un bilan mitigé, 2 victoires, 3 défaites dont une difficile à domicile face à Reims, qui lui fut fatale. Derrière, Garande opte pour un 4-4-2 lors de la réception de Rennes, synonyme de victoire 1-0, avant d'opter pour le système à 5 en défense, orienté autour de deux milieux de terrains centraux, portant ses fruits à Saint-Etienne (victoire 1-2) et Monaco (nul 2-2). Un revirement qui se fait sans Makengo, voyant même Leborgne et Diomandé lui être préféré sur le dernier tiers de la saison pour palier les méformes des indéboulonnables tauliers Féret, Seube et Delaplace.

 

Retour au cru 2016-17. Il est relancé dans le onze caennais le 11 février suite à la blessure de Rodelin pour un déplacement à Dijon. Pas un cadeau. Pourquoi ? La vidéo parle d'elle-même...

Sous la neige, il s'en sort un peu mieux que ses coéquipiers, convaincant Garande de l'associer à Féret le WE suivant. Comme pour Nancy, le LOSC ne doit pas figurer dans ses petits papiers. Après avoir subi un 4-2 qui l'avait sorti des plans du coach normand, Makengo est touché derrière la cuisse et doit laisser sa place dès la 36ème minute à Delaplace. Rétabli en mars, ce sont les pépins physiques de ses coéquipiers (Seube, Guilbert, Malbranque, Yahia, Adéoti, Da Silva...) qui lui ont permis de ré-enchaîner quelques titularisations consécutives (trois) et de participer au rush final vers le maintien.

 

Un avenir en Bleus ? 

 

Celui-ci aurait du être récompensé par une première sélection avec l'équipe de France Espoirs. Retenu par le nouveau sélectionneur Sylvain Ripoll, une blessure l'a privé des matchs amicaux face à l'Albanie et le Cameroun. Précoce, comme son coéquipier Karamoh lui aussi retenu, ils auraient été quatre de la génération 98 (Amian, Ikoné, sans compter Malang Sarr, né en 1999) quand la majorité de la sélection est issue de 1996. Déjà vainqueur de l'Euro U17 2015, Jean-Victor fait partie d'une nouvelle vague de jeunes pousses très prometteuse dont certaines se sont déjà exilées, Luca Zidane (Real Madrid), Upamecano (RB Salzbourg puis Leipzig), Doucouré (PSG puis Borussia Mönchengladbach), Boutobba (OM, FC Séville), Reine-Adélaïde (Arsenal) ou sont déjà attendues pour le prochain exercice de Ligue 1 (Mouassa, Ikoné, Janvier).

 

Séduit par son côté « box to box », sa capacité technique et son évidente marge de progression, l'OGC Nice compte un nouvel élément de qualité dans ce secteur de jeu au point de voir les jeunes talents se bousculer au portillon. Lusamba et Walter avaient été signés dans cette optique d'avenir, arrivent maintenant Makengo et Tamèze. En attendant d'éventuels départs de Koziello, Seri ou Cyprien, la bataille sera acharnée pour se faire sa place !

 

Sa carrière (uniquement les matchs de championnat) :

SM Caen – 2015/17 – 27 matchs (0 but) / Ligue 1
OGC Nice – 2017/...

Portrait joueur #22 : Jean-Victor Makengo, nouveau N'Golo ?

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