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Stats L1 - MPG

FC Lorient : Flops en stock

30 Mai 2017 , Rédigé par Tchang Papadopoulos Publié dans #Hors-Jeu

Cinq journées. Sur les 38 matchs de la saison, le FC Lorient n'a pas figuré dans les trois derniers à seulement 5 reprises. Féry avait beau se satisfaire de l'existence des barrages, ceux-ci n'auront pas suffi, sanctionnant le président et son bras droit Alex Hayes une politique sportive risquée et contestée de longue date par les supporters. L'éviction du coach Ripoll, la fuite de cadres compensée par des paris, des tauliers présumés qui ne répondent pas présents, retour sur les flops de la saison...

Des recrues pas au niveau


Faïz Selemani : 67 minutes. Selemani aura disputé 67 petites minutes de championnat pour sa première expérience en Ligue 1. Le polyvalent latéral droit au profil offensif aura eu le défaut de ses qualités : trop peu rigoureux comme défenseur et pas assez tranchant comme milieu offensif. En dépit d'un poste vacant sur le flanc droit de la défense suite au départ de Gassama et à la blessure de Paye, il aura vu le jeune Erwin Koffi lui être préféré en début de saison avant que Steven Moreira ne soit débauché et le squatte définitivement. Faiz n'effectuera alors que 3 entrées en jeu, lors de la première, troisième et sixième journée. Lorient relégable dès la deuxième journée, il faut dire que le contexte n'incitait plus vraiment aux paris et à la prise de risque.

 

Sans grande surprise, il est renvoyé au mercato d'hiver en Ligue 2, en prêt au Tours FC où il retrouve un certain merlu, Denis Bouanga. Recruté pour ses qualités offensives, il participera à la mission maintien des tourangeaux, prenant part à chacune des 15 dernières rencontres de Ligue 2 (12 titularisations), y délivrant 2 passes décisives et inscrivant 2 buts. Sa confiance retrouvée, il vient de dire oui à la sélection des Comores ! Lié pour encore 3 ans au FCL, le club breton pourra donc compter sur un tout nouvel international, qui plus est, rompu aux joutes de la deuxième division française !

Un but, une passe dé' face à Laval, la Ligue 2 sied à ses pieds...

Cafú : Le portugais devait être le poumon du jeu lorientais, ce joueur capable de récupérer haut des ballons et de les distribuer sciemment. Mais la marche entre la Liga NOS et la Ligue 1 n'est pas anodine, surtout pour un jeune joueur de 23 ans qui passe d'un statut de capitaine à celui de joueur lambda dans une équipe où il ne parle pas la langue. Intronisé d'office dans le onze de départ, il perdra petit à petit sa place, incapable de retranscrire en match ce qu'il montre à l’entraînement. Franck Haise, sur ses deux matches d'intérim' en championnat, se passera même de ses services, ne lui donnant sa confiance que pour un match de Coupe de la Ligue face à Rennes (perdu cruellement 3 buts à 2 à la 92ème).

 

Il profite de la venue de Casoni pour reprendre sa place et enchaîner de nouveau les matchs, brillant même à Metz (3-3, 14ème journée) où il délivre ses deux premières (et seules) passes décisives en France. Un feu de paille, 4 matchs sans éclats plus tard, il est de nouveau envoyé sur le banc pour finir l'année 2016. Sur l'année civile 2017, marginalisé, il ne connaîtra que deux titularisations, pour 2 roustes 4 buts à 0, à Monaco et Saint-Étienne... 

Cafú qui cafouille à [1:01].

Alhassan Wakaso : Avouez-le que vous aviez déjà oublié que le ghanéen était un membre de l'effectif breton ! Alors qu'il ne l'a rejoint qu'en janvier dernier ! Avec six mois de délais, il devait compenser le départ de Ndong vers Sunderland. S'il est d'entrée envoyé au charbon, il subira le 12 février la marée verte à Geoffroy-Guichard pour une lourde défaite 4-0. Expédié sur le banc, il est relancé face à Marseille et une nouvelle déculottée 4-1, il perd le reste de son crédit lors de la cruciale 30ème journée face à Nancy où, averti à la 37ème, il est sorti à la mi-temps. En concurrence avec Bellugou et Lautoa, ce dernier finira la saison au poste de sentinelle.


Jérémie Aliadière : Pour se sauver, le FCL n'a pas hésité à rappeler toutes ses ex. Avec plus ou moins de réussite. Si Ciani et Mvuemba ont trouvé leurs places dans le système de Casoni, Aliadière a trouvé la sienne à l'infirmerie. Pour reprendre l'expression utilisée pour Selemani, lui aussi a les défauts de ses qualités, dont le fait de pouvoir être décisif à tout moment. Vouloir l'aligner à tout prix n'a-t-il néanmoins pas nui à l'éclosion d'un autre joueur ? Usé jusqu'à la corde ce bon Aliadière au lieu d'aguerrir un Pierre-Yves Hamel, un Alexis Claude-Maurice ou un Mohamed Mara était-il le meilleur choix à court et moyen terme ? Car, contrairement aux jeunes, Jérémie ne devrait pas être de l'aventure Ligue 2. Par le passé, des jeunes pousses locales ont su saisir leurs chances pour leurs premières saisons avec les pro', notamment Lavigne (2 buts, 1 passe dé') ou Pelé (3 passes dé'). Une fois Ripoll évincé, les jeunes n'ont vite eu que la CFA comme terrain de jeu, et c'est bien dommage !

Des cadres qui n'ont pas tenus la baraque


Romain Philippoteaux : Romain n'est pas un homme de stats. Sur ses 71 matchs de Ligue 1 sous le maillot lorientais, il a délivré 4 buts et 4 passes décisives, soit, en termes de temps de jeu, un geste décisif toutes les 501 minutes, en gros, un tous les 6 matchs... Est-ce cela qui avait invité Sylvain Ripoll à se dispenser de son apport dès la fin septembre ? Relancé par Casoni, il confiera être libéré et s'épanouir sous ses ordres, retrouvant le même rôle qu'il avait à Dijon, n'étant plus cantonné au seul rôle de joueur de couloir. Propos confirmés lors de l'hiver puisqu'il ouvre le score face à Saint-Étienne (victoire 2-1, 18ème journée) puis offre une passe dé' à Waris pour l'égalisation à Guingamp avant un succès 3-1 (20ème journée). Mais, jamais sur la fin de saison, Romain ne donnera l'impression de pouvoir secouer le cocotier comme il avait pu le faire lors d'un match fou au Vélodrome, un soir d'avril 2015...

Good old memories !

Majeed Waris : Oui Majeed, entre la 14ème et la 22ème journée, a planté 7 buts. Oui, il termine la saison à 9 buts et 4 passes dé', un bilan qu'envierait bon nombre de strikers de l'hexagone. Oui, il égalise lors des barrages aller d'une frappe bien maîtrisée. Mais quand on est le plus gros transfert et salaire du club, peut-on se permettre de passer au travers d'un tiers de la compétition (aucun but en Ligue 1 avant ladite 14ème journée) ? D'être en froid avec son entraîneur pour une histoire de jour de vacances non-accordés (dixit le Ouest-France du 29 mai) ? A Lorient depuis août 2015, on ne peut même pas assurer qu'il maîtrise les bases du français. Waris est-il un mercenaire ? Waris est-il ingérable comme se demandait 20minutes.fr en février 2016 ? Ces interrogations demeurent... Ce qui est sûr, c'est qu'il doit déjà regarder son avenir ailleurs qu'en Domino's Ligue 2 ! 

 

Walid Mesloub : Inutile d'approfondir sur le fait qu'avec une seule passe décisive donnée lors de cet exercice 2016/17, Mesloub vient de clôturer sa moins bonne saison chez les professionnels. Sa longue période d'indisponibilité suite à des blessures au pubis et aux adducteurs qui l'ont privé de près de 3 mois de compétition ne justifient pas tout. Le technique algérien s'est empêtré dans un jeu qu'il n'a jamais su simplifier, au point de sortir sous les sifflets de ses propres supporters dès la neuvième journée de championnat face à Nantes, fautif sur le but victorieux des canaris. En un an, il est passé du statut de dépositaire du jeu lorientais à simple joker... L'intérêt supposé de l'OM l'été dernier semble bien loin !

Les passagers clandestins...

 

Maxime Barthelmé : Maxime Barthelmé, c'est ce faux espoir qu'on pense jeunot et dont on se dit que c'est enfin la saison où il va exploser, le successeur de l'esthète Fabien Robert en somme. Au final, on se rend compte qu'il a 28 piges et que ça fait 8 ans qu'il est au club pour un seul exercice plein. Cette année encore, il a connu son heure de gloire, le 24 septembre 2016, quand il offre le but de la victoire à Cabot pour une victoire de prestige face à l'Olympique Lyonnais, celle-ci permettant aux Merlus de basculer dix-septième au soir de la 7ème journée, sortant pour la première fois de la zone de relégation. Si la presse s’enorgueillit de la prestation du milieu excentré, elle montrait pourtant ses limites : Maxime court vite mais Maxime court vite pour faire la même chose, arriver en bout de course et faire passer la balle derrière son pied d'appui, son dribble fétiche. Cette passe décisive et cette victoire ne lanceront ni sa saison, ni celle de son club ! Il disparaîtra même totalement de la circulation, ne réapparaissant dans le groupe que le 22 avril après avoir atomisé Fontenay à lui seul, d'un quadruplé, en CFA le week-end précédent. Sous contrat jusqu'en 2018, peut-être que la prochaine saison sera la bonne, n'est-ce pas ?

La victoire qui se devait fondatrice (ou pas).

Benjamin Jeannot : Il leur aura tout fait ! Le coup de la suspension, dont, c'est vrai, on ne peut pas trop lui tenir rigueur. Le coup du « Je veux partir » lorsque les sirènes toulousaines ont retenti alors que le club est en pleine galère sportive et que Moukandjo est à la CAN. Ça, par contre, ce n'était vraiment pas le moment, surtout après une première partie de saison à 74 minutes de jeu. Et pour couronner le tout, la blessure, touché aux ischio-jambiers quelques jours après ses velléités de départ. Le karma, le karma... Doublure de Moukandjo, il n'aura délivré qu'une passe décisive sur la phase retour (lors de la démonstration 5-1 au Moustoir face à Metz, 34ème journée). Titularisé pour le match aller des barrages, il aura été totalement transparent, sa sortie montrant, si besoin est, l'importance de Moukandjo dans l'animation offensive...

Son dernier but en Ligue 1. Oui, c'était il y a plus d'un.

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